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Rêvé le 17 mai 2012 - Nothishade avait 25 ans Ajouter ce rêve à vos favoris

 

Tout commence alors que je suis dans un centre commercial quelconque, ressemblant fortement à celui dans ma ville natale dont la marque est un oiseau rouge. Je suis au rayon livres, bandes dessinées et magazines de ce centre commercial, en train de feuilleter des magazines Géo, en promotion à 1 €. J'en trouve plusieurs concernant des pays ou des endroits qui m'intéressent, ou avec des photos qui me plaisent. La plupart concernent l'Asie.

 

(ellipse)

 

Je me retrouve dans un des paysages que j'étais en train de regarder. Il s'agit d'un paysage chaud, de plages et de grandes falaises de roc doré, sculptées par les courants d'une grande rivière bleue en véritables cavernes costales1. C'est une fin d'après-midi, et je suis ici en vacances, en compagnie de la plupart de mes amis, ainsi que d'une bonne partie de ma famille du côté de ma mère.

Notre hôtel est peu éloigné de cet endroit, un ou deux kilomètres tout au plus, et nous sommes venus ici pour nous amuser. Il va y avoir une sorte de jeu d'épreuves : il s'agit de rejoindre le plus rapidement possible notre hôtel, en passant par des chemins détournés, quels qu'ils soient.

Surfeur a amené une sorte de canoë et des rames. Il met son embarcation à l'eau et s'y installe. Il rit, il est certain de sa victoire. Il disparaît assez rapidement dans le réseau de cavernes et d'affluents de la rivière. Mon équipe se compose d'Amelia et de Laskap. Nous préférons remonter la rivière en la longeant, à pied. Nous courons, puis sautons de rochers en rochers. J'ai cette sensation agréable de course effrénée, semblable à celle qui m'envahit lorsque je pique brusquement un sprint lors d'un jogging, tout en me jouant du décor.

Nous traversons plusieurs cavernes ensoleillées, interconnectées entre elles, et passons pieds nus plusieurs ruisseaux et larges flaques d'eau. Puis nous empruntons un chemin envahi de végétation sèche, qui remonte progressivement vers notre hôtel.

Les gens, famille et amis, se changent tous pour aller se baigner. Pour une raison ou une autre, je n'ai pas cette occasion, et je demande à Laskap de garder mon portable, que j'avais dans ma poche, afin que je puisse tout de même me baigner, quitte à être habillé. Ned passe par là, et fait une remarque avec un ton hautain et prétentieux. Je ne m'en occupe pas.

Des gens sortent d'une pièce, et je me dis alors que je vais finalement me changer là-dedans. Je dis à Amelia de venir avec moi pour qu'elle se change aussi.

La pièce dans laquelle nous venons d'entrer est très sombre, comme si elle n'était éclairée que par les derniers rayons d'un crépuscule agonisant, peinant à traverser le verre épais et les stores à la fenêtre. Il y a une deuxième porte qui mène dans une autre pièce. Je décide finalement qu'on va aller voir ce qu'il y a à l'intérieur.

Une pièce encore plus sombre, seulement éclairée par endroits par quelques lampes faiblardes. Elle contient plusieurs banquettes, élégantes mais inconfortables, et un grand nombre de bibliothèques remplies de vieux livres. Une autre porte.

Une autre pièce sombre. Une autre porte.

Une autre pièce sombre. Une autre porte.

Et ainsi de suite. Nous traversons des dizaines de pièces inquiétantes et mal éclairées. Cela tourne, tourne, tourne. Cela ressemble de moins en moins à un hôtel, de plus en plus aux intérieurs d'un bâtiment jadis luxueux mais ayant été abandonné depuis des siècles.

La plupart des fenêtres des pièces que nous traversons maintenant ont été murées, et les seules lumières qui éclairent ces lieux proviennent de ces petites lampes qui n'éclairent pas à plus d'un mètre de distance.

Une autre pièce sombre. Une autre porte.

Une autre pièce sombre. Une autre porte.

Cela ressemble de moins en moins à un bâtiment, de plus en plus à un labyrinthe. Je me souviens vaguement de quelque chose à propos des labyrinthes, comme quoi il faut toujours longer les murs du même côté pour s'en sortir. Mais bon sang, où sommes-nous ? Une telle structure ne peux même pas être contenue dans l'hôtel initial, c'est totalement dément. Une idée me vient.

Je me tourne vers Amelia et lui dis : « c'est impossible, cet endroit n'est pas cohérent, il ne doit pas exister en vrai. Je crois que c'est l'un de nous qui l'a créé dans sa tête. Je crois que tout ça, c'est peut-être un rêve. »

Avant même que cette idée ne fasse son chemin pour induire un rêve lucide, je me réveille. Soulagé d'être sorti du labyrinthe.

Dommage, c'était du terreau à rêve lucide, ça.

Nuit chaotique II : Instinct paternelNuit chaotique IV : La fête

Commentaires

  • Loni, le 30 mai 2012 à 16h13

    Effectivement, c'est dommage de se réveiller à ce moment précis ;)
    Sinon, le décor avait effectivement l'air très sympa, toute angoisse labyrinthique mise à part.

  • Nothishade, le 3 juin 2012 à 14h39

    Le décor était oppressant mais notable, oui. Il avait une atmosphère bien à lui (en l’occurrence, plusieurs atmosphères).

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